Immobilier : le repli se confirme13/01/2015  



Selon l’indice PAP, sur trois mois, les appartements reculent de 2,5% et les maisons sont en hausse de 0,68%. Sur l'année 2014, le prix des appartements fait -1,33% et celui des maisons +0,17%.Les taux de négociation sont de 5,02% pour les appartements et 4,38 % pour les maisons. Les délais moyens de transaction sont de 8 semaines pour vendre un appartement et 12 semaines pour vendre une maison.

De con côté, l’indice provisoire Notaires INSEE des logements anciens en France recule de 0,4 % au 3e trimestre après une quasi-stabilité au 2e trimestre. Sur un an, il affiche une baisse de 0,9 % et il se situe 4,7 % en dessous de son plus haut de 2011. Les prix de l’immobilier résidentiel en France évoluent peu à peu à la baisse. Une situation contrastée entre Paris, les capitales régionales, ainsi que les régions bénéficiant d’une attractivité liée à leur emplacement privilégié qui résistent à la baisse des prix, et le reste du pays où les prix peuvent localement subir de fortes pressions.

Même avec un revenu disponible moyen en quasi-stagnation, la solvabilité des ménages s’améliore quelque peu dans le cas d’un achat réalisé en fonds propres, mais elle s’améliore fortement dans le cas d’un achat réalisé à crédit. En effet la capacité financière des ménages, qui mesure le prix qu’un ménage au revenu disponible moyen peut acquitter avec un apport de fonds propres de 50 % (moyenne observée des apports dans les transactions secondaires) et un crédit basé sur un taux d’effort de 20 %, s’est largement renforcée avec la baisse des taux d’intérêt. Le taux moyen des emprunts hypothécaires, qui se situe en dessous de 2,4 % pour une maturité de 17,3 ans à fin 2014, est le plus bas jamais enregistré sur la période d’inflation maîtrisée initiée en 1983. En termes de comparaison entre le prix moyen de marché des logements et la capacité financière moyenne des ménages, on est revenu à la situation de l’année 2004. La prime de risque du marché des logements par rapport au taux des OAT augmente également avec la chute des taux d’intérêt. En effet, les loyers moyens ne progressent que très peu depuis 2008 alors que les prix reculent lentement depuis 2011, le rendement des logements résiste donc bien à la répression financière. Cette situation procure un soutien au marché de l’investissement qui reste assez actif en transactions de seconde main avec environ 725 000 opérations secondaires sur l’année 2014, comme en 2013. En revanche, la production de logements neufs ralentit fortement en 2014 avec 300 000 mises en chantiers contre 330 000 en 2013.


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